Chronique #15: La Belle Sauvage – Philip Pullman

2017-12-27 05.19.39 1.jpg(La Belle Sauvage, Philip Pullman aux éditions Gallimard que je remercie de cet envoi)

À l’auberge de la Truite, tenue par ses parents, Malcolm, onze ans, voit passer de nombreux visiteurs. Tous apportent leurs aventures et leur mystère dans ce lieu chaleureux. Certains sont étrangement intéressés par le bébé nommé Lyra et son dæmon Pantalaimon, gardés par les nonnes du prieuré tout proche. Qui est cette enfant ? Pourquoi est-elle ici ? Quels secrets, quelles menaces entourent son existence ? Pour la sauver, Malcolm et Alice, sa compagne d’équipée, doivent s’enfuir avec elle. Dans une nature déchaînée, le fragile trio embarque à bord de La Belle Sauvage, le bien le plus précieux de Malcolm. Tandis que despotisme totalitaire et liberté de penser s’affrontent autour de la Poussière, une particule mystérieuse, deux jeunes héros malgré eux, liés par leur amour indéfectible pour la petite Lyra, vivent une aventure qui les changera pour toujours.

La Belle Sauvage (1)     Nous revoilà embarqués dans l’univers unique de Philip Pullman, qu’il nous avait présenté il y a bien longtemps dans les Royaumes du Nord. Et si Lyra est toujours là, elle n’est cette fois-ci qu’un bébé… bien que déjà, elle cause bien des histoires! Vous ne savez pas de quoi je parle? Alors vous n’avez sûrement pas encore lu les Royaumes du Nord ( et je pense que si vous les avez lu vous devez DEJA avoir ce livre en votre possession, comme moi, sinon vous ratez VRAIMENT quelque chose). Ce n’est pas grave: que vous découvriez Pullman ou que vous soyez déjà fins connaisseurs, plongez dans ce livre pour une aventure haute en couleurs dans une région londonienne sous l’égide d’une religion des plus restrictives. En effet, dans ce monde, chaque être humain est rattaché dès la naissance à un daemon, une créature prenant l’apparence de toutes sortes d’animaux, une extension de l’Âme dont on ne peut être séparé. Et derrière ce lien, la Poussière, un élément mystérieux et inconnu… que nous allons explorer dans cette nouvelle triologie! Mais pas trop, parce que l’Eglise n’aime pas tellement que ça que les gens se posent trop de question hein, faudrait pas non plus remettre en cause l’existence de Dieu! Et ses agents ne sont pas des tendres…

     Pour Malcolm, notre jeune héros, tout cela ne représente pas grand chose: il vit pour le plaisir de ses découvertes et ses balades à bord de La Belle Sauvage, quand il ne travaille pas à l’auberge de ses parents. Tout change avec l’arrivée d’un précieux bébé, Lyra. Le jeune garçon va alors se retrouver malgré lui plongé (au sens propre, vu que tout Londres se retrouve inondé!) dans des aventures où son courage et son intelligence vont être mis à l’épreuve.

C’était vraiment un plaisir de suivre ce personnage, ce héros plein d’innocence et de bravoure. De le voir grandir sans perdre ce qui le rend si particulier et attachant. D’explorer avec lui les environs de Londres, et ses mythes, plus nombreux qu’on ne le croit! En compagnie d’Alice (16 ans, une peste qui s’arrange au fil des pages et qui devient elle aussi plutôt attachante), et de bébé Lyra, c’est une mini Odyssée qu’il vit, digne des aventures d’Ulysse pour le garçon de 11 ans qu’il est ( honnêtement, il s’en sort plutôt bien!).

     Au cours du roman, vous découvrirez aussi un aspect du livre que j’ai adoré: l’exploration de mythes et légendes urbaines londoniens. J’ai particulièrement aimé les références à Albion et au Père Tamise ( que l’on peut aussi retrouver dans Les rivières de Londres de Ben Aaronovitch pour les curieux). Et ce qui rend ça encore plus captivant: rien n’est clairement dit, tout est à deviner: à nous lecteurs, de faire les liens!

     Ce livre, en plus de personnages très bien construits, nous entraîne dans des intrigues politiques où l’on ne sait plus de quel côté se placer: on retrouve Lord Asriel et Mme Coulter, les parents-ennemis de Lyra, ainsi que des espions, des agents du Magisterium et bien d’autres! Les ennemis se multiplient, et les alliés n’en sont pas toujours, et l’on devine la toile de pouvoir qui se tisse au fil des pages. Quant au « méchant » le plus présent de l’histoire, il vous donnera la chair de poule! Lui et son daemon sont effrayants et plutôt du genre tenace. Avec ce brin de folie qui rend les méchants imprévisibles et donc encre plus épouvantables!

     En résumé, une belle histoire, bien construire et pleine d’aventures, un voyage initiatique qui nous permet de (re)plonger dans les Mondes des Pullman, à travers les yeux d’un jeune garçon de 11 ans. Et pourtant, il s’agit d’une lecture par moments très adulte, avec différents niveaux de compréhension, à savourer bien au chaud en écoutant la pluie tomber au dehors.

Alors vous, votre daemon, il prendrait la forme de quel animal?? Le mien serait probablement un chat!

Des bisous pailletés!

Elise

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